La peur


La lumière s’était invitée, remplissant chaque moment de douceur. Elle avait tout illuminé sur son passage, éclairé les visages de rires et d’insouciance, repoussé les nuages au loin, donné aux êtres qu’elle avait touchés, aux choses et aux événements cette légèreté incomparable de la vie. Mais soudain, la peur s’invita à la table des convives de la vie. Elle arriva sans crier gare, comme une vague qui vient mourir sur le sable. La peur n’a jamais aimé la lumière. Peut-être parce qu’elle ne se nourrit que d’irrationnel au contraire de la lumière qui nait de la chaleur des âmes et des cœurs. La lumière avait bien essayé de lutter, mais la peur savait y faire. Elle maitrisait parfaitement la technique de rouleau-compresseur et parvint à étouffer la lumière. Elle crut la partie gagnée, mais elle se trompait. Comme la vague qui disparait dans le sable une fois qu’elle s’y pose, la peur s’estompe une fois qu’elle a tout renversé sur son passage. La lumière peut alors revenir et s’installer jusqu’à la prochaine vague de peur… La peur provient des tempêtes intérieures que l’on n’a pas su ou pas pu apaiser au même titre que les vagues se forment au contact de vents contraires. Elle empêche de vivre plus qu’elle ne fait avancer. Pour éviter que la peur ne l’emporte, Il suffit de sentir le vent et de se mettre à son diapason. La tempête n’a ainsi pas le temps de se former, étouffant la peur avant même qu’elle ne pointe le bout de son nez. La vie peut alors s’écouler tranquillement et paisiblement. Il n’y a aucune raison d’avoir peur de la vie, aucune raison d’avoir peur de l’autre ou de ce qu’il ressent. Chacun donne à la lumière l’intensité qui lui convient ou qui lui correspond. La peur naît de la croyance que l’on va devoir adapter l’intensité de sa lumière à celle de l’autre. Notre implication affective et émotionnelle nous est propre et n’induit en rien celle des êtres que l’on croise ou aux côtés de qui l’on chemine. La vie, notre vie, est ce que l’on décide d’en faire, ni plus ni moins. Que d’occasions ainsi perdues à écouter la peur plutôt que sa lumière intérieure, que de doux moments ainsi gâchés… On a tous le choix entre la peur et la lumière. Vous, que choisissez-vous ?

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