« Ma fille


Tu es arrivée dans mon ventre, déjà toute chaude et pleine d’Amour, et sans doute intuitivement tu t’es interrogée sur ce nœud de colères et de blessures qui enserraient alors mes entrailles.
Les battements de nos cœurs à l’unisson eurent raison de mon invalidité, celle de ne pouvoir Aimer ma petite fille.
Avant toi, le Néant lié à la peur et l’incompréhension, et à présent ton regard si beau et si merveilleux de candeur posé sur moi a su balayer mes orages liés aux souvenirs de mon absence maternelle.
Tu es le trésor de ma Vie m’ayant aidé à surmonter mes angoisses par tes passerelles de rires, de babillages, de câlins d’amour, nourrissant ainsi nos relations mères-filles, les illuminant. Pour moi, c’était si inconnu et improbable…
Avant ta naissance, je rêvais d’avoir une fille, courageuse, aimante, compréhensive avec laquelle j’aurais rompu le sortilège familiale de la maltraitance faite aux filles.
Avons-nous emporté la partie ?
Je reconnais avoir balbutié même si mon amour pour toi était si fort, mais le poids de mes blessures, l’inavouable, les mensonges ont été parfois plus lourds, prenant le dessus au désir du bonheur. Cela fut épuisant et si destructeur.
J’en suis désolée.
Mes vieux démons s’en sont allés aux premiers cris de tes filles.
Elles sont le sens et le sang de ma Vie. Nous partageons, complices, leurs vies.
Je suis en Paix.
Je m’ouvre à leur bel Amour avec une spontanéité et une désinvolture si libératrice et si riche d’espoir renforçant alors nos liens.
J’espère t’avoir à mes côtés jusqu’à la fin, que notre intelligence de cœur continuera à évoluer et à nourrir ma Vie de belles images de NOUS » DP. Texte écrit en atelier d’écriture, dans le cadre d’un exercice sur la transmission.

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