« Transmission


Transmission, toi qui traverse le temps.
Par la mémoire des anciens, tu nous dépeins la réalité passée.
Tu nous contes les amours, les amitiés, les guerres et tout ce qui a construit l’Humanité.
Pour que la jeune génération n’oublie pas, pour que les mêmes erreurs ne se reproduisent pas
Comme la mère nourrit au sein son nouveau-né, tu nous transmets ta nature profonde, et nous enveloppe de ton amour inconditionnel.
A travers ta multitude de souvenirs, tu soulages aussi bien la mariée de ses sentiments secrets, que le grand père de son aveu sur son enfant caché.
Tu t’associes souvent avec l’invisible pour libérer les rancœurs et les sévices.
Cet aïeul qui s’épanche sur ses rêves inachevés, et toi aussitôt, qui donne l’inspiration en héritage, avec de nouvelles idées.
Comme une nouvelle naissance, comme le phénix renaît de ses cendres, tu combats l’oubli, les secrets, l’inavoué.
Tu recherches toujours la vérité avec un grand V, telle est la mission que l’Univers t’a donnée.
Tu traverses les orages, et te nourris des espoirs que tu fais naître dans les cœurs.
Ta peur la plus profonde, celle que tu oses à peine nommer : le Néant.
Car sans toi, Transmission,
tous ces souvenirs, ces rêves, ces amours, ces amitiés, ces mariés, ces pères, ces mères, ces sœurs, n’auraient alors jamais existé ?
Tous ces livres écrits pour rien, tous ces mots jetés avec dédain ?
Non, impensable, tu ne peux t’y résoudre.
Bravant les interdits et l’ignorance, tu lèves ton glaive du savoir, prête à donner ton sang.
De la vie et des Hommes, d’en comprendre l’essence et les sens, tu en fais le serment.
Imaginer le monde sans toi, Transmission, c’est comme nier l’Humanité.
C’est plonger dans l’oubli toutes ces âmes qui un jour, à toi se sont confiées.
Alors Transmission, reste là s’il te plaît
Contes nous encore, et encore les nouvelles de nos anciens, et tous ces souvenirs enfouis dans nos cœurs enfantins.
Ramène à nos bons sentiments, les héritages du sang.
Fais renaître en nous toutes ces images du passé, pour qu’enfin de nos chaînes, nous soyons libérés. » Laurence S. Les gardiens au saut du sang. Texte écrit en atelier d’écriture après un travail de déclinaison de mots autour de transmission.

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