Variations sur l’étoile


Une petite étoile de mer, toute seule sur la plage… Non, non, je ne vais pas me lancer dans mon sempiternel refrain sur la solitude, l’amour, l’importance d’un regard… Pas aujourd’hui. Juste envie de laisser mon esprit filer au gré des mots, au gré de cette étoile rejetée dimanche dernier sur le sable par la mer en furie… Etoile, et-toi-le plus doux, étole divine, étonnement, étourdissement… L’étoile, les toiles comme celle du net qui tue la relation dans l’œuf, comme celle de l’araignée qui entend capter le moindre murmure… Les toiles comme les serpillères que l’on passe sur un sol souillé… Les toiles que l’on accroche aux murs comme des fenêtres ouvertes sur l’impalpable… Et l’étoile, toujours, qui revient en boucle… L’étoile du Berger, l’imperturbable et ineffable point de repère… L’étoile de David comme la stigmatisation, l’étoile filante comme la fulgurance, l’étoile de Noël comme la promesse de réunions familiales, l’étoile rouge comme le symbole d’échec d’une société qui se voulait égalitaire… Et cette petite étoile de mer, posée entre une multitude de petits coquillages blancs. Si près de la mer, son élément, et en même temps si loin…. Une étoile qui se met à bouger ses multiples petits pieds quand je la pose dans ma main… Et qui, sans aucun doute, a eu une douce pensée pour moi quand je l’ai remise dans l’eau…

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