
Au cœur du tambour…
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Claude et sa vie de misère
19 novembre 2019[ad_1]
Ma fille, tu es née une de ces nuits des étoiles où le ciel brille de mille feux.
Je ne voulais pas te laisser sortir de peur que ce monde ne te fasse du mal.
Douze heures durant, tu as frappé à la porte.
Douze heures durant, j’ai retardé le moment où je ne pourrai plus te protéger.
Et tu es arrivée, petit être fragile et pourtant déjà plein de tant de force, de tant de vie.
Ces trois premiers jours, dans cette maison toutes de pierres grises à l’extérieur et de bois chaleureux à l’intérieur, nous avons passé un pacte d’amour éternel.
Et tu as grandi, avec ce caractère qui n’appartient qu’à toi, cette hypersensibilité qui te fait tout percevoir bien avant tout le monde, cette fragilité que rien ne semble pouvoir atténuer.
Ton cœur a fait la différence
Tu es allée chercher loin, très loin, les limites de ce que tu voulais, de ce que tu pouvais vivre.
Tu es allée chercher loin, très loin, l’amour inconditionnel des autres.
Et tu aurais pu ne jamais revenir de ce voyage.
Petit oiseau balloté par des tempêtes toutes plus fortes les unes que les autres.
J’ai souvent craint qu’elles ne te fracassent les ailes définitivement.
J’ai souvent craint de te perdre.
Mais ton cœur pur a fait la différence, ta conscience aussi.
Tu as fini par comprendre qu’on ne sauve personne sauf soi-même.
Tu sais maintenant qu’il ne sert à rien de se sacrifier, que l’amour ne justifie pas tout.
Le prix de la liberté et de l’indépendance
Jour après jour, tu prends ta pleine dimension.
Solaire, charismatique, empathique.
Aujourd’hui, en ce 18 novembre, tu fêtes le premier jour de tes 21 ans.
Tu as vécu tant de vies déjà, tant de drames, mais aujourd’hui, tout est différent.
Tu commences véritablement ta vie de femme adulte et responsable.
Plus que tout autre, tu sais le prix de la liberté et de l’indépendance.
Tu les as gagnées à la force du poignet, tu les as payées de tes larmes.
Aujourd’hui, tu es prête à quitter le nid et à voler de tes propres ailes.
Prends ton envol ma fille
Alors, mon petit oisillon devenu un si bel oiseau, prend ton envol.
Et va là où le vent te pousse sans te soucier du qu’en dira-t-on.
Suis ton cœur, tes envies, tes intuitions si fortes.
Je te sais maintenant capable de te protéger des tempêtes.
Tu as de si grandes choses à réaliser, n’attend plus.
Vole mon petit oiseau.
Le nid qui t’a vu grandir sera toujours là, prêt à t’accueillir.
Comme moi, comme ton frère qui t’aimons et que tu aimes tant.
Jour après jour, tu as illuminé ma vie comme jamais personne ne l’avait fait avant toi.
Tu m’as fait grandir en tant que mère, mais aussi et surtout en tant que femme.
Merci ma petit étoile d’être qui tu es.
Je suis fière de toi ma fille et je t’aime.
Christine Allix



