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Ciel couvert au réveil et escargots de sortie, preuve que la nuit a été humide. A la vitesse où ils vont, certains risquent de ne pas voir la fin de la journée ! J’en remets quelques-uns sur l’herbe. Au loin, des détonations. Les chasseurs s’en donnent à cœur joie en ce début d’automne. Les chênes truffiés sont paisibles, protégés des voleurs par de grandes haies de grillages et par un mirador en bois. A 1000€ le kilo, la truffe attise beaucoup de convoitise… Derrière les montagnes, le soleil se prépare à sortir de nulle part. On peut apercevoir sa lueur entre les deux sommets. Il monte doucement et jaillit d’un coup, éblouissant la campagne environnante avant que les nuages ne l’engloutissent sans crier gare. Une nouvelle journée commence, une journée pleine d’imprévus et de… tentations ! Car la météo quelque peu récalcitrante oblige les organisatrices à changer le programme. La randonnée en bord de falaise s’avérant frustrante du fait du ciel couvert, nous nous rabattons sur une marche à Gréoux-les-Bains, une ville thermale située à 15km de là. Mais qui dit retour à la civilisation, dit retour aux petits commerces, à l’agitation, aux odeurs. Celle d’un bon pain chaud ici, d’un poulet en train de griller dans une rôtissoire là, sans oublier les menus, plus appétissants les uns que les autres, des nombreux restaurants de la ville ! Mathilde Marcinier, notre guide, nous ramène gentiment à la raison et nous incite à reprendre la marche. Mais la visite de la petite et magnifique église locale ne calme pas nos imaginaires culinaires. D’autant qu’à la sortie, nous entrons dans une petite conserverie artisanale où le patron est en train de préparer des… tripes à la provençale ! Nous résistons à son invitation de goûter le plat en question et fuyons à toutes jambes. Enfin, façon de parler. Le sevrage de sucre ne nous permet pas non plus des sprints mémorables. Nous nous éloignons doucement. Une de mes co jeûneuse, Valérie, plus épicurienne que les plus épicuriens que j’ai rencontrés jusqu’à maintenant, que le jeûne ne semble pas affaiblir le moins du monde, n’hésite pas à entrer dans une petite épicerie qui annonce fromages frais et charcuterie locale pour acheter des citrons. Pour ma part, je me contente d’un banc près d’une pharmacie. Là, au moins, je ne risque pas d’être tentée ! Nous partons découvrir le château perché en haut du village. La moindre marche m’essoufflant du fait du manque d’énergie, je chemine à la vitesse des escargots aperçus le matin. Puis saoulées de toutes ces bonnes odeurs synonymes d’interdits, nous partons marcher le long de du célèbre Verdon. Nous sommes posés depuis quelques minutes sur un banc pour savourer la tranquillité du lieu quand quelques canards nous rejoignent, appâtés par l’espoir de quelques bouts de pain. Ils comprennent vite qu’avec nous, ils sont mal tombés ! Un couple de personnes âgées arrive alors et se pose sur un banc à proximité. Le monsieur sort tout l’attirail du parfait campeur et installe un réchaud sur le banc. Il y pose une poêle et commence à cuisiner. Soudain, une délicieuse odeur d’œuf sur le plat cuit à point arrive jusqu’à nous. C’en est trop ! Nous prenons nos jambes à notre coup et rejoignons le sauna. Au retour, chacune vaque à ses occupations. L’une part se faire masser, l’autre à la découverte des spécialités locales. Pour moi, ce sera la sieste. Car si mes collègues semblent connaître un regain d’énergie en ce cinquième jour, je suis plutôt à la traîne après un début de cure pourtant tonitruant. « La faute à un foie paresseux qui met plus de temps que les autres à éliminer les toxines », dira ma naturopathe. Pas d’autre choix que d’accueillir. Demain, je le sens, tous ces petits désagréments seront derrière moi. Le soir, Cécile Enderlé-Chazalviel anime un atelier de deux heures sur l’utilisation des huiles essentielles en hiver. Il est temps d’aller au lit et de se préparer à la randonnée du lendemain qui prévoit un bain dans un lac à la couleur émeraude… » Christine Allix
Mathilde Mercinier
Cécile Enderlé-Chazalviel







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