« Le tabac-presse distributeur de sourires…

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« Le tabac-presse distributeur de sourires…

Premier jour de l’année. Il fait encore nuit. Les fêtards sont rentrés chez eux. Les parkings se sont vidés. Il n’est que 7h. Dans le village désert de Saint-Estève, un commerce brille toutes lumières allumées, comme un phare dans la nuit. Pas un client au tabac-presse de la Mirande, juste une employée prête à vous accueillir. Et là, l’envie soudaine de s’arrêter. Pas pour jouer une grille de loto ou pour gratter un de ces tickets porteurs de rêve, mais pour offrir des vœux pleins de sincérité et surtout dire combien sont appréciables la gentillesse, le sens de l’accueil et la bienveillance de l’ensemble des employés de ce petit commerce de village. Jamais une phrase plus haute que l’autre, jamais d’impatience, jamais de morosité. Toujours un petit mot gentil, toujours une petite attention, toujours un sourire. Ah les sourires du tabac-presse de la Mirande… Ils arrivent sans qu’on les demande. Ils sont distribués à tous sans attente de contrepartie. Ils égayent votre journée et redonnent à l’Humanité ce parfum de générosité que l’on croit parfois disparu. On vient là pour passer un moment, échanger sur les chevaux qui, décidément, n’arrivent jamais à la place qu’on leur a attribuée, sur ce gouvernement qui n’écoute personne, sur ces gains qui n’arriveront peut-être jamais, mais qui permettent d’entretenir l’illusion d’une vie meilleure…. Le commerce de proximité se meurt, asphyxié par les grandes surfaces, la vente par internet, la multiplication des zones commerciales. Pourtant, certains résistent et maintiennent dans les cœurs de villages cette vie sociale qui différencie un village d’une cité-dortoir. Alors, merci à vous, commerçants, artisans, de rester debout et de continuer à nous servir malgré un contexte plus que difficile. Si j’avais un vœu à formuler en ce premier jour de l’année, ce serait que chacun de nous prenne conscience de la fragilité des petits commerces de proximité et de l’urgence de continuer à les faire travailler sous peine de voir disparaitre les dernières boulangeries, boucheries-charcuteries, fromageries, fleuristes, cafés, épiceries qui existent encore. Si j’avais un vœu à formuler, ce serait que chacun de nous privilégie la qualité à la quantité, le contact humain à la froideur des rayons de supermarchés. Si j’avais un vœu à formuler, j’enlèverais tous les « si » et je décrirais une nouvelle réalité. » Chistine Allix.

Tabac La Mirande


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