Et si nous décidions tout simplement de vivre ?
20 juillet 2021

Au Café Carton de Caramany, Christophe vous emmène en voyage !

Un village perché au sommet d’une colline, juste au-dessus d’un lac. Vous savez, un de ces villages où l’on annonce encore par haut-parleur la venue du camion-pizza du mercredi, du commerce ambulant la Fleur des Pois, la kermesse de l’école, le loto de Noël… Et un café où l’on n’oublie jamais de revenir !

Caramany,  son vignoble, son barrage et ses 152 Carmagnols qui non seulement se connaissent tous, mais aiment à se retrouver autour d’un verre. Et lorsqu’il est question de trinquer, un lieu aussi atypique qu’improbable : Le café carton. Ici, pas de chichi, pas de décor kitch, mais des tableaux, des instruments de musique, des dessins, des mannequins, des jeux  et surtout un patron, Pascal Corbin, qui a pas mal baroudé et qui aime par-dessus tout la rencontre. Surtout avec de parfaits inconnus. « Depuis que j’ai repris l’endroit, j’en fait tous les jours et des belles, raconte l’intéressé. Chacun y laisse quelque chose, un peu de lui, un peu de la joie qu’il a ressentie ici. »

L’ancien moniteur de cerfs-volants qui joua aussi les grands frères auprès de jeunes un peu en marge à la cafétéria du lycée Charles-Blanc, à Perpignan, a choisi de poser ses valises à Caramany voilà quatre ans. « Parce qu’il y avait de l’eau à proximité et parce que dans ce village, il n’y a aucune possibilité de construire des lotissements. »

Une certaine idée de la vie…

Il a aussi décidé de conserver le nom donné au lieu par les habitants. « Dans les années cinquante, soixante, à cet endroit, il y avait une grange qu’une femme avait transformée en bar. Elle récupérait les affiches de cinéma et les cartons pour boucher les trous dans les murs. Du coup, les gens avaient tout naturellement appelé le lieu café carton. Cette histoire m’a touché. Du coup, quand j’ai pris le bar, je lui ai donné ce nom. En plus, carton, ça veut dire plein de choses. Je dessine sur du carton depuis longtemps. Il y aussi le carton que j’utilise pour confectionner mes cigarette, taper le carton, ça cartonne… »

Outre une cuisine du monde qui vous invite à voyager, Christophe propose une belle collection de rhums. « J’avais un grand-père en Martinique qu’on appelait papa Chénière qui disait toujours : « Le rhum, t’en boit trois. Le premier pour te réveiller, le second pour te donner la pêche et le troisième pour faire des enfants ! Il en a eu douze… J’ai baigné dans cette ambiance, j’ai grandi avec. Le rhum, c’est une certaine façon de voir la vie… Et puis, c’est la boisson des pirates quand même ! » Christophe vend aussi un sacré échantillon de bières  dont une brassée dans l’Hérault à l’effigie du professeur Raoult.

Le café carton, c’est la vie comme on l’aime : pleine d’imprévus, de rencontres, de moments hors du temps et de découvertes. Alors un conseil, si vous passez du côté de Caramany, faites y une petite pause, vous ne le regretterez pas ! » Christine Allix

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