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L’angoisse du week-end

Avec la nuit, le week-end est le moment le plus redouté des pensionnaires de centre de rééducation. Pas de kiné, pas d’exercice, pas de visite de médecin, juste le temps à tuer. Et Dieu sait qu’il peut être lent ce temps, enfermés dans un centre sans possibilité d’en sortir ou de recevoir des visites du fait de la covid ! Surtout quand les journées sont seulement rythmées par les prises de médicaments et par les repas. Alors les pensionnaires, comme ces fleurs sorties de nulle part, passent au travers de grilles pour chercher la lumière. Chacun y va de son petit rituel. Pour certains, la lumière, c’est juste se mettre en mode bronzette sur leur fauteuil. Pour d’autres, c’est faire des tours et des tours du (petit) jardin de façon frénétique. D’autres encore s’obligent à prendre les escaliers plutôt que l’ascenseur pour préserver un minimum de dépense physique. Et puis, il y a ceux qui réinventent la vie d’avant en improvisant de petits apéros style table espagnole, chacun arrivant avec un petit quelque chose. Et qui, comme avant, refont le monde. Dans ce monde hors du temps, il y a aussi des moments de grâce comme ce déjeuner à deux dans la chambre d’un pensionnaire grâce à la délicate proposition d’une aide-soignante. Ah, mais j’y pense, c’est déjà dimanche ! Un dimanche de fête de mère sans enfants présents physiquement, mais tellement là dans l’amour. Dans quelques heures, ce sera lundi. Et chacun pourra reprendre son chemin de guérison… » Christine Allix

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