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« Leliah, le petit feu-follet de l’Amour
Elle ne vient aux Halles que pendant les vacances, mais à chaque fois, elle marque de son empreinte le lieu, les commerçants qui y travaillent et les clients qui y passent. Leliah, c’est un petit feu follet de l’amour. Elle tourne, virevolte, s’active de l’ouverture à la fermeture. Toujours prête à s’assoir près de vous pour vous tenir compagnie, à vous passer un bras autour du cou quand elle vous sent triste ou seule, à vous accompagner quand vous avez une course à faire, à courir d’une caisse à une autre quand un commerçant a besoin. Et quand elle vous regarde avec ses grands yeux remplis de compassion et de gaieté mêlées, vous ne pouvez que fondre devant tant de gentillesse et d’écoute. Peu de gens savent écouter avec le cœur. Leliah ne l’a pas appris, elle est née ainsi. « Je tiens ça de ma mamie », glisse-telle en chuchotant d’un regard complice. Ce soir-là, à quelques jours de rentrer chez sa maman, elle est un peu triste, ce qui ne lui ressemble guère. « Je ne veux pas en parler de ce départ, ni même y penser », explique-t-elle en soupirant. Alors, comme le fait de quitter son papa lui déchire le cœur, même si elle adore retrouver sa maman, une petite soirée a été organisée pour elle, rien que pour elle. Quand on donne comme elle donne, il est bon, essentiel même, de recevoir. Une petite soirée sans prétention, juste pour lui dire combien toutes celles et tous ceux qui l’ont croisée ou la croisent régulièrement, l’aiment. Une bouteille de champomy par ci, un gâteau par là, un foie gras préparé par sa mamie adorée, un magret cuisiné par son papa gâteau… Et surtout, surtout, du temps, un temps consacré à elle et rien qu’à elle. Il faut la voir recevoir ces petites marques d’attention, ressentir son émotion pour comprendre qu’elle est heureuse. Pourtant, la vie n’a pas toujours été tendre avec elle. Entre deux courses sous les halles, elle se confie. Elle parle de sa dyslexie qui l’empêche souvent d’écrire correctement ce qu’elle pense, de ces « dys » multiples qui, parfois, lui pollue la vie, du collège où elle va retrouver ses copains et ses copines qui souffrent, comme elle, de dysfonctionnements de l’écriture et de la lecture. « Qu’est-ce que tu veux, ça rentre d’un côté et ça sort de l’autre ! Mon cerveau fait ce qu’il veut ! » Dans une société prompte à juger et à exclure, elle aurait pu se recroqueviller sur elle-même, se fermer aux autres, s’enfermer dans un monde seulement accessible d’elle-même, mais Leliah aime trop la vie, aime trop les gens pour ça. Elle a préféré développer un humour à toute épreuve et un amour sans limite. Alors, petite Leliah, ne sois pas triste. Bien sûr, tu vas quitter les Halles quelques temps, mais ce ne sont pas quelques kilomètres de distance qui te feront oublier de nous tous que tu as charmés par ta présence pleine de rires et d’affection. Et on se repassera tes blagues jusqu’à ce que tu reviennes, aux prochaines vacances ! Bonne rentrée, petit feu follet ! » Christine Allix




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